De l’hôpital au domicile : un parcours en trois actes
Passé par la case concours de médecine, Dorian intègre l’école de kiné de Saint-Maurice en 2014. Diplômé en 2017, il commence par l’intérim hospitalier : liberté contractuelle, meilleure rémunération horaire — mais instabilité permanente.
Il rejoint ensuite plusieurs cabinets libéraux en tant qu’assistant. L’expérience lui offre de la liberté, mais la rétrocession versée au titulaire pèse. C’est lors de la période Covid, jonglant entre cours du matin et demi-journées en cabinet, que l’idée germe.
Si tu fais trois semaines sans voir beaucoup de patients, le titulaire va te dire : t’es mignon, mais j’ai besoin d’un peu de sous.
— Dorian, kiné à domicile
QUOTIDIEN
La trottinette à 9h : ce que le domicile change vraiment
Dorian habite à Montrouge, là où il exerce. Son premier patient est à une minute de chez lui. Pour un rendez-vous à 9h, il part à 9h. C’est tout.
Il travaille de 9h à 13h30, cinq jours par semaine. Le reste de la journée est à lui. Et cette liberté, il la chiffre : environ 2 000 € nets par mois pour 20 à 24 heures de travail hebdomadaire — sans rétrocession.
Chiffre clé : à domicile, la moyenne nationale est de 22,50 € par acte, contre 16,13 € en cabinet — grâce aux cotations neurologiques et aux ordonnances complexes plus fréquentes.
Ce que le domicile offre à Dorian, c’est d’abord du temps. Du temps pour son école de théâtre, pour les répétitions, pour les tournages. Son emploi du temps n’est pas figé : certains jours il ne travaille pas, d’autres il ajoute des patients le samedi.
« Si j’ai un tournage, je décale mes patients au lendemain après-midi. Les 80 % d’entre eux sont tout le temps chez eux de toute façon. »
ANECDOTE
En septembre 2025, sa pièce de théâtre était jouée à Paris. Il a donné des flyers à ses patients. Plusieurs d’entre eux — des personnes âgées, peu mobiles, qui sortent rarement — sont venus le voir sur scène. Ils en ont parlé ensemble après.
On devient un lien social fort pour le patient. C’est magnifique — mais il faut trouver le juste milieu.
— Dorian, kiné à domicile
PATIENTS
Une patientèle différente, un lien plus profond
À domicile, on soigne souvent des personnes âgées, avec des pathologies lourdes, qui ne peuvent pas se déplacer facilement. Des gens qui ont parfois galéré à trouver un kiné. Ce contexte crée naturellement un lien humain fort.
Autre atout : la communauté Gudule. Face à une prise en charge inhabituelle, Dorian peut échanger facilement avec d’autres kinés du réseau. On est seul chez le patient — mais jamais complètement isolé.
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