Témoignage : Eh pssst ! Savais-tu que tu pouvais être intérimaire et kiné à domicile ?


Eh pssst, savais-tu que tu pouvais être intérimaire et kiné à domicile ?

Comme un air de conflit générationnel…

À ce constat s’ajoute une autre frustration : Théo est resté sur sa faim au cours de ses études. Malgré son assiduité, il a fini l’école avec un sentiment d’inachevé. Il faudrait selon lui, construire une équipe pédagogique encore plus centrée sur les enjeux de revalorisation de la profession et sur l’importance des fondements scientifiques.

… qui lui a permis de développer son côté critique

Actuellement, Théo exerce son travail avec une réelle volonté d’apprendre encore plus, de ne pas rester fixé sur une même idée. En effet, selon lui, le savoir à un instant t est souvent partiellement faux et peut surtout être amené à évoluer. 

Être intérimaire, son choix dans un premier temps…

Théo a commencé son activité professionnelle par des missions d’intérim de 4 à 6 semaines. À la sortie de l’école, il ne se sent pas le plus à même d’exercer en milieu libéral et ressent le besoin de découvrir et de varier son activité. Selon lui, les stages n’offrent pas toujours l’opportunité de découvrir divers horizons, diverses équipes, là où l’intérim le permet. 

En parallèle, dès septembre, Théo s’inscrit à l’Ordre des Kinésithérapeutes de Paris pour exercer en libéral. En effet, à long terme, il souhaiterait arrêter son activité d’intérim en milieu hospitalier et ce pour plusieurs raisons. C’est un sentiment assez personnel mais sans doute partagé par plusieurs kinésithérapeutes hospitaliers qui le pousse à arrêter l’exercice intérimaire.

Constatation de la vie d’intérimaire…

Ajoutez à cela, le fait que vous ne pouvez pas moduler votre emploi du temps. Comme Théo le dit , il est contraint de faire un 35 heures alors que parfois, les patients ont besoin de plus de soins et que les kinés ont besoin de formation et de temps pour l’administratif. Au niveau des formations dispensées par les hôpitaux, Théo est un peu sceptique puisque les formations proposées doivent satisfaire l’ensemble des kinésithérapeutes salariés car ce sont des formations groupées.

Formation : 

En tout cas, l’esprit critique qu’il a acquis lors de ses études lui a permis de rester ouvert à tous les champs cliniques possibles. 

Par ailleurs, Théo est un adepte de l’Evidence Based Practice et c’est dans le champs clinique musculosquelettique qu’il y a beaucoup de données scientifiques, que ce soit au niveau des bilans, des prises en charge, des traitements, de la prévention… De nombreux E-learning sont dispensés. 

L’exercice en cabinet ? Pas pour le moment !

Théo aurait pu choisir d’exercer en cabinet libéral mais tout juste diplômé, il préférait commencer par l’hôpital pour compléter sa formation. De plus, il y avait la rétrocession… 

S’il n’y avait que la rétrocession, peut être que le choix de Théo aurait été différent mais vous devez aussi prendre en compte les dépassements d’honoraires imposés par les titulaires. Une notion qui n’est pas à son goût.


Le domicile avec Gudule, ça commence maintenant

Théo a donc choisi initialement de compléter son activité d’intérim par une pratique à domicile au sein du réseau Gudule.

Conclusion : 

Aujourd’hui, Théo est épanoui dans son activité. Il est particulièrement passionné par l’activité à domicile pour le côté stimulant, qu’il n’avait pas trouvé en milieu hospitalier en tant qu’intérimaire.