Eh pssst ! Savais-tu que tu pouvais être intérimaire et kiné à domicile ?

Eh pssst, savais-tu que tu pouvais être intérimaire et kiné à domicile ?

De la perception des écoles de kinésithérapie à la remise en question de l’exercice de son métier au sein de l’hôpital, nous allons découvrir le témoignage de Théo (le prénom a été modifié). Il est kinésithérapeute intérimaire en hôpital et depuis peu, kinésithérapeute à domicile au sein du réseau Gudule.

Fiche d’identité

Prénom : Théo
Age : 25 ans
Métier : Kinésithérapeute intérimaire & à domicile
Credo : « La vérité scientifique n’existe qu’à un instant t »

Comme un air de conflit générationnel

Diplômé en 2019, cela fait bientôt un an que Théo a commencé à exercer. Bien qu’il ait particulièrement apprécié ses études, Théo est un peu déçu par le monde professionnel qu’il a rejoint et la kinésithérapie à deux vitesses qu’il a découvert.

“Je pense qu’il y a un réel conflit de génération entre la “vieille école” et la nouvelle génération qui souhaite avant tout (re)valoriser les pratiques en laissant une place prédominante à la connaissance scientifique. Nos générations manifestent la nécessité de se tourner plus systématiquement vers l’Evidence Based Practice” 

À ce constat s’ajoute une autre frustration : Théo est resté sur sa faim au cours de ses études. Malgré son assiduité, il a fini l’école avec un sentiment d’inachevé. Il faudrait selon lui, construire une équipe pédagogique encore plus centrée sur les enjeux de revalorisation de la profession et sur l’importance des fondements scientifiques.

“ Par exemple, les cours prodigués pouvaient être basés sur des données datant du XXème siècle sans recherche de mise à jour ” 

… qui lui a permis de développer son côté critique

Actuellement, Théo exerce son travail avec une réelle volonté d’apprendre encore plus, de ne pas rester fixé sur une même idée. En effet, selon lui, le savoir à un instant t est souvent partiellement faux et peut surtout être amené à évoluer. 

“C’est le vrai point positif de la formation que j’ai pu suivre dans mon IFMK. L’enseignement et l’école au sens large m’ont demandé d’avoir un point de vue critique, selon moi essentiel à nos professions où le savoir est en perpétuelle évolution”

Être intérimaire, son choix dans un premier temps…

Théo a commencé son activité professionnelle par des missions d’intérim de 4 à 6 semaines. À la sortie de l’école, il ne se sent pas le plus à même d’exercer en milieu libéral et ressent le besoin de découvrir et de varier son activité. Selon lui, les stages n’offrent pas toujours l’opportunité de découvrir divers horizons, diverses équipes, là où l’intérim le permet. 

“L’intérim c’est parfait pour quelqu’un qui a envie de travailler et de découvrir le métier, d’être en équipe et d’économiser. En revanche cela équivaut à vivre dans une certaine instabilité. Mais l’intérim, par rapport à un CDI, rémunère mieux dans l’ensemble si on ne souhaite pas prendre de congés”

En parallèle, dès septembre, Théo s’inscrit à l’Ordre des Kinésithérapeutes de Paris pour exercer en libéral. En effet, à long terme, il souhaiterait arrêter son activité d’intérim en milieu hospitalier et ce pour plusieurs raisons. C’est un sentiment assez personnel mais sans doute partagé par plusieurs kinésithérapeutes hospitaliers qui le pousse à arrêter l’exercice intérimaire.

Constatation de la vie d’intérimaire…

Eh pssst, savais-tu que tu pouvais être intérimaire et kiné à domicile ?

“ La notion d’organisation à l’hôpital est assimilable à la notion de “bordel continu” qui pour moi devenait insupportable. On perd un temps fou pour les tâches administratives qui ne nous regardent même pas en tant que kiné.”

Ajoutez à cela, le fait que vous ne pouvez pas moduler votre emploi du temps. Comme Théo le dit , il est contraint de faire un 35 heures alors que parfois, les patients ont besoin de plus de soins et que les kinés ont besoin de formation et de temps pour l’administratif. Au niveau des formations dispensées par les hôpitaux, Théo est un peu sceptique puisque les formations proposées doivent satisfaire l’ensemble des kinésithérapeutes salariés car ce sont des formations groupées.

“En fait, à l’hôpital tu restes dans ton confort personnel sans trop évoluer. Il faut que tu t’actives toi-même parce que sinon personne ne va te stimuler/ te challenger. Alors que le milieu hospitalier est normalement le lieu d’échange et d’apprentissage par excellence. C’est vraiment dommage, il y a trop peu d’émulsion dans les équipes”

Formation : 

En tout cas, l’esprit critique qu’il a acquis lors de ses études lui a permis de rester ouvert à tous les champs cliniques possibles. 

“Initialement, je préférais la neurologie parce que c’est un champs assez complet, complexe et mine de rien, il y a beaucoup de patients avec des pathologies de type neuro. Aujourd’hui, je me penche également vers les typologies musculosquelettiques. Je trouve ça très intéressant dans la mesure où tu vois une évolution plus rapide des patients et les résultats des traitements kinésithérapiques. Donc c’est gratifiant à la fois pour le patient et pour le kinésithérapeute”

Par ailleurs, Théo est un adepte de l’Evidence Based Practice et c’est dans le champs clinique musculosquelettique qu’il y a beaucoup de données scientifiques, que ce soit au niveau des bilans, des prises en charge, des traitements, de la prévention… De nombreux E-learning sont dispensés. 

Eh pssst, savais- tu que tu pouvais être intérimaire et kiné à domicile ?

“Cependant, je reste ouvert à toute découverte et je n’ai pas de préférence particulière. Justement, j’ai la chance de pouvoir me former sur une large variété de champs cliniques” 

L’exercice en cabinet ? Pas pour le moment !

Théo aurait pu choisir d’exercer en cabinet libéral mais tout juste diplômé, il préférait commencer par l’hôpital pour compléter sa formation. De plus, il y avait la rétrocession… 

intérimaire

« Imaginons que tu fasses un chiffre d’affaires de 10 000 euros en cabinet. Tu dois 30% de ton salaire à ton titulaire, soit 3 000 euros. Et donc tu t’interroges … je paye 3 000 euros pour une salle et de l’eau courante »

S’il n’y avait que la rétrocession, peut être que le choix de Théo aurait été différent mais vous devez aussi prendre en compte les dépassements d’honoraires imposés par les titulaires. Une notion qui n’est pas à son goût.

“ À Paris, tout est plus cher donc c’est en effet plus compliqué de ne pas faire de dépassements d’honoraires surtout si tu as des enfants, que tu dois investir etc… Mais encore une fois, il y a dépassement et dépassement. En kiné, tu as la chance d’avoir des patients partout en France, donc tu as le choix de pouvoir t’installer ailleurs. Si tu n’es pas content des règles que le conventionnement applique, c’est à toi de partir. Les règles sont les règles. Si elles ne te conviennent pas, il faut trouver une solution pour les changer mais pas les contourner. Il faut quand même se rappeler qu’initialement les frais médicaux et paramédicaux en France sont remboursés afin que certains des patients ne soient justement pas délaissés par le système de santé par manque de moyens financiers. ” 

Le domicile avec Gudule, ça commence maintenant

Théo a donc choisi initialement de compléter son activité d’intérim par une pratique à domicile au sein du réseau Gudule.

“Le domicile avec Gudule c’est avoir la liberté d’un titulaire, pouvoir adapter ton emploi du temps très facilement et avoir des bénéfices financiers non négligeables. Je ne voyais pas comment à nos âges, on pouvait devenir titulaire. Financièrement ça semblait très compliqué… Mais finalement Gudule te le permet” 

Conclusion : 

Aujourd’hui, Théo est épanoui dans son activité. Il est particulièrement passionné par l’activité à domicile pour le côté stimulant, qu’il n’avait pas trouvé en milieu hospitalier en tant qu’intérimaire. 

“Il est très important que le patient reste la préoccupation centrale. Dans le libéral, il l’est beaucoup. Avec Gudule et l’activité à domicile, je me sens utile pour les patients. Spécialement les patients qui sont souvent délaissés à domicile ! C’est quelque chose que j’avais besoin de retrouver “

KINÉ A DOMICILE PARIS
Paris 75003
Paris 75004
Paris 75005
Paris 75009
Paris 75011
Paris 75012
Paris 75013
Paris 75014
Paris 75015
Paris 75017
Paris 75018

KINÉ A DOMICILE HAUT-DE-SEINE (92)
Montrouge 92120
Malakoff 92240
Sceaux 92330
Vanves 92170

KINÉ A DOMICILE SEINE-SAINT-DENIS (93)
Saint Denis 93200
Saint Ouen 93400

KINÉ A DOMICILE VAL DE MARNE (94)
Alfortville 94140
Charenton-le-pont 94220
Choisy-le-roi 94600
Maison-Alfort 94700

KINÉ A DOMICILE ORLÉANS
Orléans 45000
Orléans 45100
Olivet 45160
Saint-Jean-le-Blanc 45650

KINÉ A DOMICILE TOURS
Tours 37000
Tours 37100
Tours 37200
La Riche 37520

KINÉ A DOMICILE NANTES
Nantes 44000
Nantes 44300



Gudule SAS, 53 rue de l’Ouest 75014 Paris

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